Les Dessous chics, de Philippe Lacoche

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Les Dessous chics, de Philippe Lacoche

Caractéristiques

Préfacé par Patrick Besson
Points forts
  • 160 chroniques parues dans Le Courrier picard entre 2005-2010
  • Textes inédits en volume
  • Préface de Patrick Besson
Date de parution 27/10/14
Dimensions 12 x 20,5 cm
Nombre de pages 352 pages
ISBN 978-2-9539602-7-3

20,00 

Les Dessous chics sont de vraies chroniques à l’ancienne, sincères, où l’air du temps, la subjectivité, la provocation, l’égotisme stendhalien et la poésie ont leur place. Elles sont habitées par un petit peuple noctambule, des acteurs locaux de la culture, des groupes de rock, des peintres : tout un théâtre de la vie provinciale avec ses rites, doux-amers, sous le ciel gris de la Picardie. L’homme se balade la nuit, dans les bistrots, les rades, les restaurants, les cocktails, les vernissages d’expositions. Il rencontre parfois de drôles de gens dont il brosse des portraits à cru, sans apprêt, baignés par la lumière froide de la lune.

Ça sent aussi l’encre, le papier, les rencontres magnifiques sans quoi le métier de localier ne vaudrait pas la peine d’être vécu. Cette sorte de pâte littéraire, d’abord amiénoise et picarde, finit par recouvrer des parfums d’universel. L’aristocrate du stylo, au regard perçant, possède le sens des valeurs : “ Nous serons heureux grâce à la bonne littérature et à la nostalgie, carburants essentiels aux gens de qualité. ”

Hussard de gauche, rouge et réac à ses heures, il n’a toujours pas digéré qu’on lui retire son époque bénie, les sixties et les seventies, la France des Trente Glorieuses. Son panthéon accueille des écrivains à la plume acérée et à la phrase grattée jusqu’à l’os.

Avec le personnage du Marquis des Dessous chics, il se métamorphose en nobliau à la coule, en hobereau désengagé et désenchanté, égaré dans son époque ; un émigré de l’intérieur qui se raccroche à la musique et à la littérature, deux viatiques pour temps incertains, sans se prendre au sérieux : “ Dès que l’automne revient, je me contente d’être bêtement mélancolique. ”

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