L’Orange de Malte, de Jérôme Leroy

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L’Orange de Malte, de Jérôme Leroy

Caractéristiques

Préfacé par Sébastien Lapaque
Points forts
  • Premier roman de Jérôme Leroy
  • Prix du Quartier latin 1990
  • Préface de Sébastien Lapaque
  • Réédition augmentée
  • Réception critique du livre
Date de parution 15/02/16
Dimensions 12 x 20,5 cm
Nombre de pages 190 pages
ISBN 979-10-94295-02-1

16,00 

Ce premier roman de Jérôme Leroy a tout pour plaire. Avec un titre auquel Stendhal avait songé pour Lucien Leuwen, la quête des traces d’un écrivain des années 50 – Roger Harvey – afin d’écrire un essai, Le Hussard oublié, Trouville en fin de saison, un héros nommé Kléber, un coupé Peugeot, un inspecteur de police s’appelant Armance, de vieilles Pléiades, l’alcool, avec La Rochefoucauld en guest star… Les ingrédients de la panoplie hussarde sont réunis. Ses écrivains aussi : Chardonne, Nimier, Morand, Déon, Mohrt, Blondin, Retz, Frank, Haedens, Fitzgerald, Drieu… pour qui le fond et la forme ne doivent faire qu’un. Sans compter les fantômes dans les yeux mauves de Cynthia, des jeunes gens vivant à la paresseuse, l’unique façon de vivre… Leroy possède l’art de cultiver les références pour façonner une existence réelle à Roger Harvey et ainsi perturber nos mémoires nostalgiques.

Ce roman procède d’une forme d’élégance à la française dans lequel “ il n’y a peut-être là que l’histoire d’un jeune homme qui confondait la littérature et la vie ”, d’où le charme qui en émane. A découvrir ou à relire afin qu’il poursuive sa carrière en forme de mot de passe pour initiés, entre happy few. Une maxime de La Rochefoucauld ne dit-elle pas : “ C’est une espèce de bonheur de connaître jusqu’à quel point on doit être malheureux ” ?

“ Mais il y avait le style, essentiel ça, le style. Littérature, élégance, art… Le style comme pudeur, la concision, la retenue. La Rochefoucauld, vous voyez ? Vous, c’est Retz, je crois. La même chose… Réactionnaires par désir d’enchantement. Ce n’est pas l’ordre qui est pesant. L’ordre est harmonieux, léger. Tandis que la confusion, le doute, tout ce désordre, voilà ce qui est lourd, ce qui est atrocement pesant. Alors le style, l’enchantement, vous comprenez ? L’esprit de la Fronde… ”

On ne s’en remettra jamais…

“ Un premier roman souverain. ”
Eric Neuhoff

“ Gravité, poésie, malice, virtuosité : il y a de tout dans ce premier roman de Jérôme Leroy, qui est beaucoup plus qu’un premier roman de Jérôme Leroy. ”
Patrick Besson

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