L’Usine de Jean Pallu

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L’Usine de Jean Pallu

Caractéristiques

Préfacé par Emmanuel Bluteau - Postface Jean-Luc Martinet
Points forts
  • Première réédition depuis 1931.
  • Première approche biographique de Jean Pallu.
  • Réception critique de l’ouvrage en 1931.
  • Postface de Jean-Luc Martinet, spécialiste de la littérature prolétarienne.
  • Témoignage de première main.
  • Treize nouvelles composant le monde de l’usine et de ses travailleurs.
  • L’un des titres incontestés de la littérature populiste et prolétarienne.
  • Ouvrage soutenu par le CNL (Centre national du Livre).
Date de parution 28/02/18
Dimensions 20.5 x 12 cm
Nombre de pages 206 pages
ISBN 979-10-94295-07-6

18,00 

Ne pas tomber dans le voyeurisme quand on écrit sur le monde du travail demande du doigté, surtout quand il « animalise les hommes » pour en faire « des automates, de simples rouages, des brutes sans autre horizon que la paie du samedi, la soupe du soir, l’amour à la va-vite du samedi soir et la partie de cartes du dimanche ».
Jean Pallu relève le défi avec brio en 1931. En treize récits, il compose en creux le portrait de L’Usine et de ses travailleurs pour façonner une communauté et un lieu de vie.
Au moment où se posait la question de l’écriture du travail, Jean Pallu choisit d’apporter un témoignage de première main, lui, le prolétaire pointant tous les matins à la fonderie. Il parvient d’emblée à raconter le peuple à l’ouvrage avec ces textes qui sont autant de vies dévoilées que suggérées.
Dans le large panorama de ce film donnant à « voir le peuple », ce premier livre s’inscrit dans l’air du temps des années 1930 où la figure de l’ouvrier s’imprime durablement dans l’inconscient collectif. L’usine, traitée en objet symbolique, révèle la peine des hommes et l’aliénation du prolétariat au quotidien.
« L’Usine » procure un véritable plaisir de lecture par un style associant une écriture fluide, sans emphase ni effets, sachant tenir à distance aussi bien le ton journalistique que la condescendance.

Louis Guilloux écrit dans Europe en octobre 1931 :
«Je donne son livre comme un des plus beaux qui aient été écrits depuis longtemps sur la vie des travailleurs… Ces courts récits, ces tableaux pathétiques ont tous le même centre : le travail… En un mot, c’est un livre de tout premier ordre.»

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