Manifeste du roman populiste de Léon Lemonnier

  • 1 couv Populisme
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Manifeste du roman populiste de Léon Lemonnier

Caractéristiques

Préfacé par François Ouellet
Points forts
  • Introduction inédite et notes
    de F. Ouellet, spécialiste
    de ce mouvement littéraire
  • Ouvrage intégrant les textes fondateurs du populisme et des articles de Léon Lemonnier et d’André Thérive
  • Édition de référence sur le populisme littéraire
  • Liste des lauréats du Prix du roman populiste, des oeuvres de Léon Lemonnier et d’André Thérive
Date de parution 16/03/17
Dimensions 120 x 205 mm
Nombre de pages 186 pages
ISBN 979-10-94295-11-3

16,00 

Ouvrage éminent et révélateur de la vie littéraire de l’entre-deux-guerres, le Manifeste du roman populiste peut être redécouvert à ce titre – pour peu que l’on accepte de sortir des sentiers battus – ou bien être lu comme une curiosité littéraire – ce qui n’est pas sans charme.
Outre la référence convenue à L’Hôtel du Nord de Dabit, il ne reste à peu près rien du populisme. L’oeuvre romanesque des fondateurs du mouvement, Léon Lemonnier et André Thérive, est aujourd’hui oubliée.
L’existentialisme, les Hussards, le Nouveau Roman, pour ne citer que des regroupements d’écrivains, n’ont pas tardé à enterrer le populisme. L’histoire de la littérature n’a jamais vraiment compté avec ce mouvement. Raison de plus pour l’exhumer alors que le terme de « populisme » est devenu commun, dans une acception et un usage pervertis par la politique.
André Thérive explique : « Il n’y a pas le moindre propos politique dans l’invention du populisme. L’idée même de peuple en est presque indépendante, car on aurait trop beau jeu à nous répliquer que le peuple ne forme plus une classe à frontières précises, que ses moeurs ni ses aspirations ne sont assez différentes de celles de la bourgeoisie pour mériter d’être un objet singulier d’étude. De plus, il serait un peu insultant d’imaginer en lui un pittoresque savoureux et bizarre, et d’aller lui rendre visite comme au village nègre du Jardin d’Acclimatation. Il faut aussi se garder de penser que, devenue populiste, la littérature souhaite le peuple pour clientèle, et plus absurde encore serait de supposer qu’elle recrutera chez lui ses chroniqueurs et ses romanciers. »

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