Reportages d’un Européen de Pierre Drieu la Rochelle

  • COUV Drieu

Reportages d’un Européen de Pierre Drieu la Rochelle

Caractéristiques

Préfacé par Edition établie par Cédric Meletta
Points forts
  •  Première réunion en volume de ces texte parus initialement dans « Marianne » en 1934 et 1935
  •  Introduction inédite et notes de Cédric Meletta, docteur en histoire culturelle et biographe de Jean Luchaire
Date de parution 03/11/17
Dimensions 12 x 20.5 cm
Nombre de pages 166 pages
ISBN 979-10-94295-10-6

18,00 

Emmanuel Berl, directeur de l’hebdomadaire « Marianne », commande à Drieu, son ami de toujours, des reportages sur l’Italie et l’Allemagne fascistes, en lui donnant carte blanche. Drieu, en ancien élève des Sciences politiques qui s’est rêvé diplomate, part d’abord pour la Mitteleuropa.

Trois séries de reportages au long cours paraissent sur la Hongrie, la Tchécoslovaquie et l’Italie dans « Marianne » fin 1934 et début 1935. On y découvre un Drieu fin analyste géopolitique, annonçant l’Anschluss et la crise des Sudètes.

Ces articles de politique étrangère, véritables reportages d’un Européen, réalisés à un moment charnière de sa vie – son engagement fasciste – il s’en souviendra dans « Gilles », sa grande oeuvre :
«Il faisait d’assez longues absences, allant étudier sur place l’Europe centrale et orientale qui de longue date avait absorbé son attention. De ses notes où s’inscrivaient en termes cruels ses vues prophétiques de témoin fasciné, il tirait négligemment des séries d’articles pour les journaux de “grande information”. Autant en emportait le vent. Certes il ne dissimulait pas sa pensée, il l’amoindrissait à peine. Ni ses amis ni ses ennemis ne s’y trompaient. Mais les lecteurs se gardaient bien de le suivre jusqu’à la conclusion terrible que pourtant il indiquait d’un doigt insistant. Il voyait l’Europe agitée dans sa profondeur par des passions de plus en plus audacieuses, rejeter les formes qu’elle avait reçue autrefois de l’Occident et se livrer à une création forte et étrange. Mais l’Occident somnolait, indifférent, incompréhensif, dédaigneux. Toutes les autres pages des hebdomadaires où il écrivait faisaient un concert écrasant pour que le son tragique de sa voix ne fût pas entendu. Il n’avait jamais cru qu’écrire vrai à Paris fût autre chose qu’un cri lancé dans un silence dévorant.»

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